voici ma ponette : Naïade Flora
Mère: Gretchen Flora
Père: Darjeeling Winter
Race: haflinger
Date de naissance:17 avril 2001
Notre première rencontre: en février 2002
Mes parents étaient enfin d'accord pour m'offrir un cheval. Moi, je savais déjà vers quelle race me tourner : je voulais un haflinger. Ma mère m'a conseillé de prendre un poulain afin de le dresser moi même. Du coup, on a fait le tour de quelques élevages en Bretagne. Et il se trouve que c'est la première pouliche que j'ai vu qui a retenu mon attention. Elle était calme, confiante, se laissait manipuler... un vrai petit ange! Il faut dire que sa propriétaire avait commencé à la faire travailler à la méthode Parelli.
J'ai quand même visité les autres élevages que nous avions prévu d'aller voir, mais je savais que mon choix était déjà fait et je ne le regrette aucunement aujourd'hui.
Naïade est arrivé chez moi quelques semaines après alors que j'étais en vacances en ... Tunisie. J'étais triste de ne pas pouvoir être là pour acueillir mon petit bébé. J'avais même hâte de rentrer... C'est donc ma mère qui s'est occupée de la recevoir.
Mais la pauvre petite n'a pas eu un accueil digne de ce nom: à peine mise dans le champs avec ses nouveaux compagnons ( deux chevaux et une anesse appartenant à ma mère), ces derniers ont commencé à la charger. En l'occurence, ils n'avaient pas vraiment l'air d'apprécier leur nouvelle copine. Résultat: Naïade a sauté plusieurs fois la cloture...
Pour la rattraper, ma mère a eu pas mal de difficultés. Un peu normal vu l'état de stress et de panique dans lequel se trouvait ma chérie. Elle se retrouvait sans sa maman (elle avait tout de même déjà été sevrée je pense), sans ses copains, sans son champ, sans sa propriétaire (enfin son ancienne quoi), sans aucun point de repère. Et en plus de ça, y'avait une bande de trois fous furieux qui la poursuivait sans qu'elle sache pourquoi. Elle ne leur avait rien fait après tout ... à part être rentrée sur leur territoire.
Du coup, ma mère décide de séparer ma jument des trois autres.
Je rentre enfin de Tunisie. Je me précipite au champ pour aller voir MA pouliche et je me rend compte que ne peut même pas l'approcher. Un peu dépitée, je me met à la tache de lui mettre un licol. Au bout de quelques jours, j'y parviens et j'en suis fière. Au bout d'un moment, dès que je repars du champ après lui avoir donné ses granulés, elle me suit jusqu'à la sortie, puis, se rendant compte qu'elle ne peut plus marcher derrière moi, elle fait demi-tour et part au triple galop et en coups de cul vers le fond du champs.
Après quelques semaines, on tente l'expérience de les remettre ensemble. C'est nettement mieux! Naïade n'est pas encore tout à fait acceptée mais au moins elle n'est plus chassée.
Depuis, Naïade mène une vie plutôt heureuse du moins je l'espère. Dès que j'arrive au champ, je l'appelle et elle arrive directement... enfin la plupart du temps.
A trois ans, je l'ai débourrée à la méthode classique, à l'aide de ma mère. Il n'y a eu aucun problème au niveau du dressage de base.
Elle a acceptée sans AUCUNE difficulté d'avoir un cavalier sur le dos et s'est mis au travail avec de la bonne volonté : quelques petites balades, un peu de travail sur le plat...
Cependant, si au pas et au trot tout se passait relativement bien, j'avais quelques petits soucis avec le galop. Quand je lui demandais de galoper, elle partait dans une allure un peu désordonnée et un peu trop rapide à mon goût. Du coup, je m'acharnais à vouloir obtenir un galop lent en fermant mes doigts sur les rênes, mais au lieu de ralentir dans l'allure, Naïade repassait au trot ou au pas ou même s'arrêtait, ne comprenant visiblement pas ma demande.
C'est alors qu'au salon du chaval de Paris 2004, je vois une démonstration d'Andy Booth avec de sa jument et sa zorse. Je suis émerveillée, béate d'admiration. Moi aussi je veux savoir faire ça avec ma jument! J'achette les bouquins, un peu de matériel, et je me met au travail.
La mèthode n'est pas réellement nouvelle pour Naïade, son ancienne propriétaire l'avait éduquée avec cette méthode, moi-même je m'étais un peu exercée aux sept jeux Parelli avec elle avant que je ne puisse la monter.
Après quelques petites révisions des jeux à pieds, je passe à cheval. Naïade est attentive et j'obtiens de bon résultats. Je la monte en licol en corde et avec le tapis de monte à cru que j'ai eu à Noël. Mes premiers galops sont supers, rien à voir avec les précédents.
De jours en jours, nous nous améliorons.
Cela fait donc un an et demi que nous suivons la méthode d'éducation du haras de la Cense. Nous sommes parvenus à faire des choses que je n'aurais jamais espéré faire avant!!! Voilà en gros notre petite histoire.